L’Île-de-France est la région la plus dense du pays : 12 463 067 habitants et 1 266 communes sur huit départements, soit 1 037 habitants au km². Elle concentre aussi 29 753 points de recharge ouverts au public — le plus grand réseau de France — mais 73,3 % de ses logements sont des appartements et 55,0 % seulement des résidences principales disposent d’un emplacement privatif. C’est le paradoxe francilien : un réseau public dense, et une forte proportion de ménages sans garage ni place. Repères chiffrés pour un projet de borne de recharge en Île-de-France ; l’étude et la pose relèvent d’un installateur IRVE en Île-de-France.
12 463 067 habitants, 1 037 au km² : une croissance qui vient des naissances
L’Île-de-France est passée de 9 248 631 habitants en 1968 à 10 952 011 en 1999, puis à 12 463 067 en 2023 — +0,4 % par an sur 2017-2023 (INSEE, dossier complet, données 2023). Le détail est contre-intuitif : le solde naturel est largement positif (+0,7 %), avec 154 128 naissances contre 78 043 décès en 2023, tandis que le solde des entrées-sorties est négatif (−0,3 %). La région ne gagne donc des habitants que par sa natalité — 13,9 naissances pour 1 000 habitants, un taux très supérieur à celui des régions de l’Ouest — et perd chaque année des habitants par les déménagements.
Le parc compte 6 140 783 logements : 5 447 592 résidences principales (88,7 %), 256 752 résidences secondaires (4,2 %) et 436 440 logements vacants (7,1 %). La structure du bâti explique l’essentiel des contraintes locales : 4 499 589 appartements (73,3 %) contre 1 533 665 maisons (25,0 %), une taille moyenne de 3,4 pièces par logement, et un parc ancien — 11,0 % des résidences principales achevées avant 1919 et 10,4 % entre 1919 et 1945, contre 24,3 % de 1946 à 1970 et 28,8 % de 1971 à 1990.
Deux chiffres résument la pression sur le logement : 50,7 % des résidences principales sont louées (dont 21,8 % de logements HLM) et 21,2 % des résidences principales sont en suroccupation (18,5 % modérée, 2,7 % accentuée), quand la sous-occupation très accentuée ne concerne que 12,9 % du parc. Les ménages comptent 5 466 499 foyers, dont 2 174 553 personnes seules (39,8 %). Paris (2 103 778 habitants) domine, devant Saint-Denis (149 077), Boulogne-Billancourt (119 019), Montreuil (111 934) et Argenteuil (106 130).
29 753 points publics, dont 58 seulement signalés comme gratuits
Le relevé du 30 septembre 2026 de la base nationale IRVE dénombre en Île-de-France 29 753 points de charge ouverts au public, sur 5 269 stations et dans 986 communes — 280 communes n’en comptent aucun. Cela représente 2,4 points pour 1 000 habitants, un point pour 419 habitants, et 58 points seulement signalés comme gratuits, soit 0,2 % du réseau : le champ n’est renseigné que pour une minorité des points, et aucune autre région comparée ne se distingue sur ce critère.
Le réseau est orienté vers l’appoint : 17 581 points plafonnent à 22 kW (59,1 %) et seulement 5 541 atteignent 100 kW ou plus (18,6 %). L’implantation confirme la logique urbaine : 17 340 points sur la voirie, 5 258 sur parking privé ouvert au public, 3 773 sur parking public et 2 741 en station dédiée à la recharge rapide. Quatre opérateurs se partagent le terrain — Bouygues Energies & Services (6 748 points), TotalEnergies Marketing France (3 875), IZIVIA (3 692) et TotalEnergies Charging Services (2 773). Les sites les plus denses sont des parkings parisiens en ouvrage : Madeleine-Tronchet (495 points), Saint-Augustin (342 points), Cardinet dans le 17e (261 points), Porte d’Auteuil (230 points) et le parking Arcueil-La Vache Noire (188 points). Le catalogue des bornes donne les caractéristiques des modèles courants.
Appartement, maison, copropriété : votre situation en Île-de-France
Le fait marquant de la région est l’accès au stationnement : 2 993 829 résidences principales sur 5 447 592 (55,0 %) disposent d’un emplacement réservé, contre 53,6 % en 2012. Autrement dit, plus de deux millions de logements franciliens n’ont ni garage, ni box, ni place privative, et l’équipement automobile est le plus faible des territoires comparés — 65,8 % des ménages ont au moins une voiture, 21,1 % en ont deux ou plus.
Trois situations, trois démarches. Propriétaire d’une maison — 25,0 % du parc, plus fréquent en grande couronne — : la pose dépend de l’alimentation électrique, du tableau et du cheminement du câble. Copropriétaire : l’installation passe par l’assemblée générale et le droit à la prise ; le raccordement s’appuie sur les parties communes, avec un comptage individuel, et un projet collectif peut être soutenu par le programme ADVENIR. Locataire : 50,7 % du parc francilien, l’accord écrit du propriétaire est nécessaire pour une borne individuelle. Dans tous les cas où la place manque, la recharge repose sur les 29 753 points publics — dont 58 seulement sont signalés comme gratuits, la recharge y est donc très majoritairement payante.
Ce qui fait varier le montant d’une installation en Île-de-France
Le prix se construit sur le logement, pas sur la région. Pèsent d’abord la distance entre le point de livraison électrique et l’emplacement de stationnement — en immeuble, plusieurs dizaines de mètres de câble et de fourreau sont courants —, puis la puissance souscrite et le régime monophasé ou triphasé, l’état du tableau et de la mise à la terre, enfin le cheminement : gaine technique, passage en façade, tranchée pour une maison. Le choix du modèle et la protection en parking collectif ferment la liste.
Aides mobilisables en Île-de-France
En maison individuelle, la TVA à 5,5 % s’applique à la borne et à sa pose au titre de la rénovation énergétique, et 10 % à la prise renforcée. En copropriété et sur l’espace public, le programme ADVENIR peut financer une part des infrastructures collectives. La vérification menée le 30 septembre 2026 sur le portail de la Région Île-de-France n’a pas fait apparaître de dispositif régional d’aide à la borne pour un particulier à cette date ; plusieurs communes et établissements publics territoriaux gèrent en revanche leurs propres dispositifs, qui ne sont pas tous publiés en ligne — la question se pose donc au niveau communal. Voir le cadre des aides.
La certification IRVE, un contrôle vérifiable
Un installateur certifié IRVE est habilité à dimensionner et poser l’infrastructure de recharge : ligne, protections différentielles, mise à la terre, compatibilité du logement avec la puissance visée. L’attestation est délivrée une fois le chantier terminé. Ce point compte particulièrement en Île-de-France, où la pose en parking souterrain et en copropriété est la situation la plus fréquente. BorneInstall exige cette attestation à l’inscription de chaque installateur référencé puis la vérifie.
Comment se déroule un projet francilien
Vous décrivez votre logement en ligne ; un installateur certifié de votre secteur reprend la demande ; il se déplace, établit le devis, pose et remet l’attestation IRVE. BorneInstall reste un intermédiaire qui a contrôlé le professionnel, sans intervenir sur le prix, le calendrier ni l’exécution.
Votre estimation de borne en Île-de-France
Un pavillon de grande couronne, un appartement haussmannien avec place en sous-sol et un logement sans stationnement privatif n’appellent pas les mêmes réponses. Décrivez votre situation en deux minutes : un installateur IRVE de votre secteur vous dira ce qui est réalisable et vous adressera un devis adapté. Sans frais et sans engagement : demander une estimation de borne en Île-de-France.
Pour aller plus loin : la composition d’un devis de borne, le détail du Val-d’Oise et celui des Yvelines.
