Versailles est le cas le plus paradoxal des communes étudiées : 84 095 habitants sur 26,2 km², 88,7 % d’appartements et une densité de service qui n’a pas d’équivalent dans le secteur, mais un réseau public de recharge deux fois plus faible que la moyenne francilienne — 62 points, soit un pour 1 356 habitants, et un réseau sans aucune borne rapide. Avec 19 404 des 37 736 résidences principales (51,4 %) dotées d’un emplacement réservé, la question du stationnement privatif concerne ici plus de 18 000 logements. Repères vérifiables pour une borne de recharge à Versailles ; l’étude et la pose relèvent d’un installateur IRVE à Versailles.
Une ville dense, ancienne et légèrement dépeuplée
Versailles a perdu des habitants depuis 1975 : 90 863 habitants en 1968, 94 190 en 1975 (son maximum), 87 837 en 1990, 85 476 en 2012, 85 913 en 2017 et 84 095 en 2023 (INSEE, dossier complet, données 2023). La tendance reste légèrement négative — −0,4 % par an sur 2017-2023 — mais elle masque deux mouvements opposés : un solde naturel positif (+0,5 %, avec 936 naissances contre 663 décès en 2023, natalité 12,3 pour 1 000 habitants) et un solde des entrées-sorties nettement négatif (−0,8 %). La ville gagne donc des naissances et perd des ménages.
Le profil d’âge est celui d’une ville arrivée à maturité : 14 944 habitants de moins de 15 ans (17,8 %), 15 928 de 25 à 39 ans (18,9 %), mais 9 675 de 65 à 79 ans (11,5 %) et 5 979 de 80 ans ou plus (7,1 %) — la part des plus de 80 ans la plus forte du secteur. Le patrimoine bâti le dit aussi : 24,5 % des résidences principales ont été achevées avant 1919, 9,5 % entre 1919 et 1945, 26,9 % entre 1946 et 1970 et 26,9 % entre 1971 et 1990, alors que seulement 5,1 % datent de 2006 à 2020. Le parc compte 43 246 logements : 37 736 résidences principales (87,3 %), 2 074 résidences secondaires (4,8 %) et 3 436 logements vacants (7,9 %). Les 37 742 ménages comptent 16 087 personnes seules (42,6 %) — un ménage sur deux ou presque vit seul —, et 2 410 logements sont occupés gratuitement (6,4 %), un taux qui traduit la présence de logements de fonction.
62 points publics, tous lents : un seul pour 1 356 habitants
Le relevé du 30 septembre 2026 de la base nationale IRVE recense à Versailles 62 points de charge ouverts au public, répartis sur 13 stations. Rapporté à la population, cela donne 0,74 point pour 1 000 habitants, soit un point pour 1 356 habitants — près de trois fois moins que la moyenne francilienne de 2,4. La ville compte pourtant 18 stations de recharge recensées par l’INSEE parmi ses équipements (base permanente des équipements, 2025) et 17 grandes surfaces.
Deux caractéristiques rendent ce réseau particulier. D’abord sa localisation : 39 points sur un parking public, 21 sur la voirie et 2 sur un parking privé ouvert au public — donc un réseau adossé aux parkings de stationnement, logique dans une ville où l’on se gare en ouvrage. Ensuite sa puissance : 53 des 62 points délivrent 7,36 kW, 7 sont à 22,08 kW et 2 à 22 kW. Aucun point public de la ville n’atteint 50 kW : il n’existe pas de borne rapide accessible sur Versailles intra-muros, ce qui est cohérent avec un usage résidentiel et de longue durée, mais rend la recharge de passage impossible. Trois opérateurs se partagent le réseau : Bouygues Energies & Services (36 points), ELECTRIC 55 CHARGING (24) et RossiniEnergy (2). Les deux principaux sites sont les parkings Versailles Chantiers (9 rue des Étangs Gobert, 20 points) et Versailles Cathédrale (4 rue du Général Leclerc, 16 points), tous deux exploités par Bouygues. Aucun point n’est signalé comme gratuit.
Appartement, location, logement de fonction : votre cas
Versailles est très majoritairement un parc d’appartements locatifs : 38 348 appartements représentent 88,7 % des logements (contre 87,5 % en 2012) face à 4 363 maisons (10,1 %). 19 179 résidences principales (50,8 %) sont louées, dont 6 408 logements HLM (17,0 %), et 16 147 sont occupées par leurs propriétaires (42,8 %). Le stationnement privatif recule : 19 404 logements (51,4 %) disposent d’un emplacement réservé, contre 53,3 % en 2012 — soit 18 332 logements sans garage, box ni place privative, un chiffre considérable dans une ville de 84 000 habitants. La part élevée de logements d’une seule pièce (4 665, soit 12,4 % du parc, contre 10,6 % en 2012) renforce ce constat. Trois situations se dessinent : en copropriété avec place en sous-sol, l’installation passe par le droit à la prise et un comptage individuel ; sans place privative, aucune borne individuelle n’est possible sur la voirie versaillaise et la recharge dépend des 62 points publics, tous lents ; dans les rares maisons — 6,1 pièces en moyenne contre 3,2 en appartement —, le sujet redevient le tableau électrique et le cheminement.
Les postes qui pèsent, sans avancer de prix
Aucun montant ne peut être annoncé sans visite, mais les facteurs d’un chantier versaillais sont identifiables. Le premier est la distance entre le point de livraison électrique et la place de stationnement : dans les immeubles anciens du centre, la place se trouve souvent plusieurs dizaines de mètres plus loin que le tableau, en sous-sol ou en cour. Vient ensuite la puissance souscrite et le régime monophasé ou triphasé, puis l’état du tableau, des protections et de la mise à la terre — question vive ici puisque 87,8 % des résidences principales datent d’avant 1991, dont 24,5 % avant 1919, avec des installations parfois encore en 6 kVA. Enfin le cheminement (gaine, façade, passage enterré) et le modèle de borne. À noter : 71,2 % des ménages ont au moins une voiture mais seulement 19,5 % en ont deux — la demande versaillaise porte donc le plus souvent sur une seule place, ce qui favorise les solutions individuelles en copropriété plutôt que les infrastructures collectives. Et les habitudes de déplacement y sont urbaines : 43,4 % des actifs vont au travail en transports en commun, 10,9 % à pied et 6,1 % à vélo, le taux cyclable le plus élevé des communes comparées, contre 33,0 % en voiture.
Les aides mobilisables à Versailles
Deux dispositifs s’appliquent. En maison individuelle, la TVA à 5,5 % sur la borne et sa pose au titre de la rénovation énergétique, et 10 % pour une prise renforcée. En copropriété ou pour un projet d’infrastructure collective, le programme ADVENIR peut financer une part des installations partagées — la voie la plus pertinente dans une ville à 88,7 % d’appartements. La vérification menée le 30 septembre 2026 sur le site de la Région Île-de-France et sur celui du Département des Yvelines n’a pas relevé de dispositif régional ou départemental publié à cette date pour un particulier ; l’absence de résultat ne vaut pas absence de dispositif, et la question se pose en mairie ou auprès de l’agglomération. Voir le cadre des aides.
La certification IRVE, indispensable en copropriété
La certification IRVE atteste d’une habilitation à dimensionner et poser l’infrastructure de recharge : ligne dédiée, protections différentielles, schéma de liaison à la terre, compatibilité avec la puissance visée. Elle se matérialise par une attestation remise en fin de chantier. À Versailles, où la pose se fait presque toujours en immeuble ancien, ce cadre compte autant que le choix du modèle. BorneInstall exige cette attestation de chaque installateur référencé puis la contrôle à l’inscription.
Comment se déroule un projet à Versailles
Vous décrivez votre logement en ligne ; un installateur certifié intervenant à Versailles reprend la demande ; il se déplace, établit le devis, installe le matériel et délivre l’attestation IRVE. BorneInstall reste l’intermédiaire qui a vérifié le professionnel — ni le prix, ni le calendrier, ni l’exécution ne lui appartiennent.
Un devis pour votre borne à Versailles
Un appartement haussmannien du centre avec place en cour, un immeuble des années 1970 du quartier des Chantiers et une maison de 6 pièces des Près ne demandent pas les mêmes travaux. Décrivez votre situation en deux minutes : un installateur IRVE de votre secteur vous indiquera ce qui est réalisable chez vous et vous adressera un devis correspondant. Sans frais et sans engagement : demander une estimation de borne à Versailles.
Deux compléments utiles : comment se construit un devis de borne et le contexte des Yvelines.
