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Où la recharge publique manque vraiment en Île-de-France

Saint-Germain-en-Laye compte un point de recharge public pour 216 habitants, Villiers-le-Bel un pour 2 732 : l’écart de couverture atteint 1 à 12 en Île-de-France. Comparatif des communes, densité, vitesse de recharge et part des logements sans place privative, à partir du relevé IRVE du 30 septembre 2026 et de l’INSEE 2023.

Où la recharge publique manque vraiment en Île-de-France
En bref

La couverture de recharge publique varie de 1 point pour 216 habitants (Saint-Germain-en-Laye) à 1 pour 2 732 (Villiers-le-Bel) : un rapport de 1 à 12. Le nombre de bornes ne dit pas tout — Versailles ne compte aucune borne rapide, Sarcelles 8 points à 500 kW. Et dans les communes où la place privative est rare, le réseau public n'est plus un appoint : à Sarcelles, 67,6 % des logements en dépendent. (Base nationale IRVE, relevé du 30/09/2026 ; INSEE 2023.)

Saint-Germain-en-Laye dispose d’un point de recharge public pour 216 habitants ; Villiers-le-Bel, d’un pour 2 732. Entre ces deux communes d’Île-de-France, l’écart de couverture atteint 1 à 12. Ce guide compare les communes franciliennes que nous avons documentées, ainsi que le Val-d’Oise et les Yvelines, à partir du relevé de la base nationale IRVE du 30 septembre 2026 et du recensement INSEE de 2023. L’objectif est simple : savoir, avant de choisir entre une borne à domicile et la recharge publique, ce que le réseau de votre commune permet réellement.

Ce que mesure ce guide — et ce qu’il ne mesure pas

Deux chiffres suffisent à caractériser une commune. Le premier est le nombre de points de recharge ouverts au public : il indique ce qui est disponible en dehors de chez vous. Le second est la part des résidences principales disposant d’une place privative — garage, box ou place de parking : il indique combien d’habitants dépendent vraiment du réseau public.

Pris séparément, ces deux chiffres induisent en erreur. Une commune peut afficher un excellent ratio de bornes publiques et rester confortable pour ses habitants, parce que la majorité d’entre eux rechargent chez eux. À l’inverse, une commune mal dotée devient critique dès lors qu’une large part de ses logements n’a pas de place privative. C’est le croisement des deux qui tranche.

Une précision de méthode : ces chiffres décrivent l’offre de recharge ouverte au public, telle que déclarée dans la base nationale. Ils ne disent rien de la disponibilité réelle d’une borne à un instant donné, ni de son occupation. Ils disent ce que la commune met à disposition.

Un écart de 1 à 12 entre communes franciliennes

Rapportée à la population, la couverture varie dans des proportions considérables. Le tableau ci-dessous classe les communes que nous avons documentées, du réseau le plus dense au plus rare — la moyenne francilienne de référence étant de 2,4 points pour 1 000 habitants.

CommunePoints publicsCouverture
Saint-Germain-en-Laye2134,64 pts / 1 000 hab. — 1 pour 216
Gonesse1103,97 — 1 pour 252
Le Chesnay-Rocquencourt923,00 — 1 pour 334
Taverny632,28 — 1 pour 438
Franconville731,9 — 1 pour 517
Sannois501,86 — 1 pour 538
Goussainville451,4 — 1 pour 696
Herblay-sur-Seine451,42 — 1 pour 706
Ermont371,25 — 1 pour 797
Eaubonne311,18 — 1 pour 846
Garges-lès-Gonesse461,1 — 1 pour 908
Versailles620,74 — 1 pour 1 356
Cergy470,66 — 1 pour 1 509
Sarcelles370,63 — 1 pour 1 599
Bezons140,38 — 1 pour 2 602
Villiers-le-Bel110,37 — 1 pour 2 732

Les deux départements que nous avons documentés en détail encadrent cette moyenne : le Val-d’Oise affiche 1,7 point pour 1 000 habitants (2 242 points, soit un pour 572 habitants) et les Yvelines 2,8 points (4 116 points, un pour 361 habitants). Dans le Val-d’Oise, 46 des 183 communes ne comptent aucun point public ; dans les Yvelines, 7 communes sur 259 sont dans ce cas.

Les communes où la recharge publique est la plus rare

Quatre communes se situent nettement sous la moitié de la moyenne francilienne : Villiers-le-Bel et Bezons (11 et 14 points, environ six fois moins que la moyenne), Cergy (47 points, quatre fois moins) et Versailles (62 points, trois fois moins).

Deux situations très différentes se cachent derrière ces chiffres. Cergy concentre ses 47 points en parkings et n’en compte aucun sur la voirie ; la recharge suppose donc de rejoindre un parking. Versailles, pourtant la commune la plus dense du secteur, aligne 62 points sur 13 stations, dont 39 sur un parking public et 21 sur la voirie.

À l’autre extrémité, Saint-Germain-en-Laye a fait un choix inverse : 206 de ses 213 points sont implantés sur la voirie. C’est un maillage de trottoir, pensé pour la recharge de proximité, et non quelques grandes stations à rejoindre.

Le nombre de bornes ne dit pas la vitesse de recharge

C’est le point le plus mal compris du sujet. Un point de recharge peut délivrer 7,4 kW ou 300 kW : le premier recharge une voiture en une nuit, le second en une vingtaine de minutes. Un réseau dense en points lents et un réseau clairsemé en points rapides ne rendent pas le même service.

Le cas le plus net est Versailles : 53 de ses 62 points délivrent 7,36 kW, et aucun point public de la ville n’atteint 50 kW. Il n’existe pas de borne rapide accessible à Versailles intra-muros. Bezons est dans la même situation, avec 14 points tous situés à 22 kW ou moins, et Eaubonne compte 27 points lents sur 31.

D’autres communes ont fait le choix inverse. Sarcelles aligne 8 points à 500 kW, avenue de la Division Leclerc ; Taverny compte 40 points au-delà de 22 kW, dont 28 à 250 kW ou plus ; Le Chesnay-Rocquencourt en compte 69 au-delà de 22 kW, dont 24 à 250 kW.

À l’échelle départementale, les logiques divergent également : dans le Val-d’Oise, 716 des 2 242 points (31,9 %) délivrent 100 kW ou plus — un réseau orienté vers les grands axes et les zones d’activité. Dans les Yvelines, la puissance la plus répandue est 22,08 kW, avec 1 872 points à elle seule, et 26 % des points plafonnent à 22 kW.

Un réseau souvent concentré sur quelques sites

Le nombre de stations importe autant que le nombre de points. Sur Ermont, 18 des 37 points sont regroupés sur le seul parking du Carrefour — près d’un point sur deux de la commune, sur un unique site commercial. À Herblay-sur-Seine, les 45 points sont majoritairement adossés à des parkings privés à usage public, c’est-à-dire aux commerces.

Pour un habitant, la conséquence est concrète : un réseau concentré implique de déplacer son véhicule et de le laisser en charge, tandis qu’un réseau réparti sur la voirie permet de brancher au plus près de chez soi. C’est ce qui distingue, par exemple, Saint-Germain-en-Laye (206 points sur voirie) de Cergy (aucun).

Combien de logements dépendent vraiment du réseau public

C’est ici que la couverture publique cesse d’être un chiffre abstrait. Dans les communes où la place privative est rare, le réseau public n’est pas un appoint : il est la solution principale — et parfois la seule.

CommuneAvec place privativeLogements sans place privative
Sarcelles32,4 %67,6 % (13 742)
Garges-lès-Gonesse35,7 %64,3 % (9 007)
Villiers-le-Bel39,2 %60,8 % (6 195)
Versailles51,4 %48,6 % (18 332)
Pontoise55,7 %44,3 % (6 174)
Gonesse58,3 %41,7 % (4 282)

Le rapprochement est instructif. Sarcelles cumule 67,6 % de logements sans place privative et une couverture publique faible (1 point pour 1 599 habitants) : la dépendance au réseau est maximale. À l’inverse, Le Chesnay-Rocquencourt combine 75,7 % de logements avec place privative et la troisième meilleure couverture du secteur — le réseau public y joue un rôle d’appoint, pas de solution principale.

Un chiffre mérite d’être souligné : à Versailles, 18 332 logements n’ont ni garage, ni box, ni place privative, dans une ville où aucune borne publique n’est rapide. C’est le cas le plus contraignant des communes étudiées.

Ce que cela change pour votre projet

Si vous disposez d’une place privative — garage, cour, place en copropriété —, la recharge à domicile reste la solution la plus simple au quotidien : vous branchez le soir et repartez chargé. En copropriété, la démarche passe par le droit à la prise, avec raccordement aux parties communes et comptage individuel.

Sans place privative, aucune installation individuelle n’est possible sur la voirie publique : la recharge dépend alors du réseau public, avec les limites que décrit ce guide — accès, disponibilité, vitesse. C’est exactement la situation de 67,6 % des logements à Sarcelles, de 60,8 % à Villiers-le-Bel ou de 48,6 % à Versailles.

Dans tous les cas, la qualification du professionnel compte : toute installation de plus de 3,7 kW doit être réalisée par un installateur titulaire de la certification IRVE, qui remet en fin de chantier une attestation de conformité. Cette attestation est vérifiée à l’inscription de chaque installateur référencé sur notre plateforme.

Commune par commune : les pages de votre secteur

Chaque commune dispose d’une page détaillée, avec le relevé complet du réseau public, la structure de son parc de logements et les facteurs qui pèsent sur un projet d’installation :

Versailles · Saint-Germain-en-Laye · Cergy · Pontoise · Sarcelles · Garges-lès-Gonesse · Gonesse · Villiers-le-Bel · Bezons · Taverny · Sannois · Eaubonne · Ermont · Franconville · Herblay-sur-Seine · Goussainville · Le Chesnay-Rocquencourt · Yvelines · Val-d’Oise

Questions fréquentes

Il n'existe pas de norme contraignante, mais une moyenne de référence : l'Île-de-France compte environ 2,4 points de recharge publics pour 1 000 habitants. Dans les communes que nous avons documentées, la couverture va de 0,37 point pour 1 000 habitants (Villiers-le-Bel) à 4,64 (Saint-Germain-en-Laye), soit un rapport de 1 à 12 (base nationale IRVE, relevé du 30 septembre 2026).

Cela dépend d'un second chiffre : la part des logements disposant d'une place privative. Si vous avez un garage, une cour ou une place en copropriété, la faible densité du réseau public ne change rien à votre quotidien. Si vous n'avez pas de place privative, le réseau public devient votre solution principale : à Sarcelles, 67,6 % des logements sont dans ce cas, et la commune compte un point de recharge pour 1 599 habitants (INSEE 2023 ; IRVE, 30/09/2026).

Non, cela dépend de votre usage. Une borne lente (7,4 kW) convient à une recharge de longue durée, pendant une course ou une journée de travail. Une borne rapide (100 kW et plus) sert la recharge de passage. À Versailles, 53 des 62 points délivrent 7,36 kW et aucun point public n'atteint 50 kW : le réseau est pensé pour un usage résidentiel, pas pour la recharge de passage (IRVE, 30/09/2026).

Non : une borne individuelle suppose un emplacement dédié, privatif, avec un raccordement possible. Sans garage, box ou place privative, aucune installation individuelle n'est envisageable sur la voirie publique, et la recharge dépend du réseau public de votre commune. En copropriété, un emplacement en sous-sol ou en cour ouvre la voie du droit à la prise.

Le réseau évolue en permanence : des points sont mis en service, d'autres sont retirés ou deviennent inaccessibles. Les données de ce guide proviennent du relevé du 30 septembre 2026 de la base nationale IRVE ; elles décrivent l'offre déclarée à cette date. Les données de logement proviennent du dossier complet INSEE 2023.

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